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 Notre aventure en duo ayant commencé par un travail sur Froberger, elle se prolonge tout naturellement par un nouveau volet consacré à la musique de Louis Couperin (1626-1661), qui vécut à la même époque en France. Les deux hommes se sont probablement rencontrés lors d'un voyage de Froberger à Paris et entretenaient une admiration réciproque. En témoignent certains passages de leurs oeuvres (nous pensons au Prélude à l'imitation de Froberger écrit par Couperin) et des ressemblances stylistiques : tous deux ont composé, entre autres, des suites de danse et des Tombeaux sur la mort de Monsieur Blancrocher.

 

Autre point commun entre les deux musiciens : leurs oeuvres n'ont pas été éditées de leur vivant, et certaines d’entre elles se côtoient dans le manuscrit Bauyn, copié vers 1660 à Paris. Dans ce recueil essentiellement consacré à la littérature pour clavier, se trouvent également quelques pièces de Couperin écrites pour les violes. Nous savons que ce dernier excellait au violon et à la viole en plus d’être claveciniste et organiste !

 

Il nous a paru intéressant de nous pencher sur un autre manuscrit parisien de 1666 (aujourd'hui conservé à Washington), contenant quelques danses pour violon seul, ainsi que ce qui est peut-être la plus ancienne source française de musique pour viole de gambe sans accompagnement. Cette suite de danses composée par le violiste Dubuisson constitue également un des premiers exemples de l’ordre que Froberger adoptera également : Allemande, Courante, Sarabande, Gigue.

 

Les oeuvres de Couperin que nous jouons dans ce programme sont extraites des manuscrits de Parville, Bauyn, et Guy Oldham.